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Et si procrastiner, c'était capitaliser?

Le raisonnement induit derrière ce titre accrocheur est celui d'une posture. Celle d'un coach. Non pas celle qui est nécessairement de rechercher le positif en tant que tel mais la strict réalité d'une situation d'un point de vue renversé. C'est une posture, c'est une éducation, cela s'apprend et cela se travaille. L'idée basique du raisonnement est celle que nous pouvons avoir lorsque nous achetons une pomme à 1 euros. Certains diront qu'ils ont dépensé 1 euro et pendant que d'autres auront acheté une pomme. Ici, nous rejoignons les méta-programmes de la PNL "Aller vers ou S'éloigner de". En choisissant un nouveau projet, certaines personnes verront ce qu'elles y gagnent (Aller vers) pendant que d'autres verront ce que cela leur permet de fuir (S'éloigner de).

C'est ainsi que nous allons regarder la procrastination comment un moyen d'Aller vers.


Et les bénéfices secondaires devinrent primaires.


Les bénéfices secondaires apparaissent lorsque restant dans une position que nous prétendons néfaste nous nous posons la question: "Finalement, qu'est-ce que cette situation m'apporte?". Et donc pour la procrastination: "Je repousse encore, mais qu'est-ce que cela m'apporte?".

Nous ne voyons que ce que nous ne faisons pas, ce que nous ne faisons pas assez. Seulement, lorsque nous ne faisons pas quelque chose nous en faisons une autre voir d'autres. Continuer à écouter de la musique alors que cela fait une semaine que je dois nettoyer mon appart, poursuivre la lecture d'un roman alors que j'avais prévu d'appeler un ami, décider d'aller faire du sport et se dire, encore une fois, que je répondrais au sms d'un ami plus tard, regarder une série alors que je souhaitais prendre du temps pour me plonger dans un dossier professionnel. Et ici, nous pourrions nous voir poser la question: "Tu repousses encore, mais qu'est-ce que cela t'a apporté?". J'ai repoussé mais:

- écouter de la musique m'a apaisé (ou distrait)

- faire du sport m'a défoulé

- regarder une série m'a permis de penser à autre chose que le boulot.

Nous voyons que nous avons toujours une bonne raison de procrastiner car cela nous rapporte donc plus besoin de se justifier.


Puisque tout est recherche de la poursuite de notre intérêt personnel, ce que nous ne repoussons pas, nous le remplaçons par quelque chose qui à un moment donné nous apporte plus que ce que nous devions faire. Et c'est là que nos bénéfices secondaires sont en fait des bénéfices primaires.

Dans ces exemples, ce qui procrastiné est remplacé par de l’activité, quel qu'elle soit, donc nous ne procrastinons pas, nous faisons une activité différente. Ce qui est capitalisé, dans ces exemples, c'est l'apport de bien-être, de plaisir, de culture, de temps pour soi, etc.


C'est donc une gestion de soi inconsciente plus qu'une défaillance de nos capacités de motivation. Nous ne sommes pas victime d'un manque de volonté ou de fainéantise, nous sommes motivés à autre chose. D'un point de vue renversé, nous passons de la culpabilité à la maîtrise. Maintenant que nous le savons, nous pourrons décupler l'apport que nous procurerons ces moments de soi-disant procrastination. Pourquoi? Parce que là où il y a de la culpabilité, il n'y a pas de plaisir. Procrastiner, c'est capitaliser en connaissance de soi, c'est capitaliser sur son bien-être et ses performances futures.


Mieux procrastiner pour être meilleur.


Procrastiner prend toute son ampleur de capitalisation lorsque la sensation de procrastiner s'immisce insidieusement dans notre volonté et que, vigilant que nous sommes devenus à ces signaux, nous nous posons la question: "Qu'est-ce qui fait que je vais repousser cela à plus tard?". Nous passons de l'acceptation de la procrastination car elle nous permet de capitaliser au travers d'autres activités grâce à une vraie gestion de soi à la décortication de la procrastination pour en comprendre l'origine et aller encore plus loin dans la connaissance de soi. Et donc de continuer à capitaliser.

Si nous reprenons l'exemple de sport alors que nous devions répondre à un sms d'un ami, durant notre séance de sport, nous pouvons nous poser la question qui découle de la première ci-dessus: "Comment et dans quel cadre dois-je ou ai-je envie de répondre à ce sms pour être sûr de le faire?", "Comment cela me ferait plaisir de prendre le temps de répondre à ce sms?", "Comment puis-je faire différemment ce que j'ai repoussé qui me permettrait de le faire finalement?".

D'un coup, procrastiner nous permet d'entamer une relation adulte avec nous-mêmes dont le but est de comprendre nos mécanismes de procrastination, d'en trouver des parades afin d'accorder ce que nous savons faire et comment nous préférons le faire et d'éviter une prochaine procrastination de la même tâche. Procrastiner, c'est capitaliser de la maîtrise.


Procrastiner, c'est s'organiser inconsciemment à sa façon. Puis consciemment, si nous faisons fructifier ces moments de procrastination.

Procrastiner ou capitaliser, c'est une question de point de vue d'une situation. De point de vue soi surtout.

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